Législatives et Communales du 24 mai 2026 : un virage décisif vers l’ordre constitutionnel

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(Guinée Eco) – À trois mois de l’échéance fixée par le Président Mamadi Doumbouya, la Guinée s’apprête à vivre le 24 mai 2026 un scrutin couplé décisif pour la stabilisation de ses institutions. Entre défis logistiques et attentes des opérateurs économiques, le pays joue une carte majeure pour sa crédibilité internationale et son attractivité économique.

Le compte à rebours est lancé. Le 24 mai prochain, les électeurs guinéens seront appelés aux urnes pour un double scrutin : les législatives et les communales. Après l’élection présidentielle du 28 décembre dernier qui a consacré la victoire du Général Mamadi Doumbouya comme Président de la Vème République, ces consultations marquent une autre étape décisive du retour définitif à l’ordre constitutionnel après quatre année de transition militaire.

Un scrutin, deux enjeux majeurs

Pour le pouvoir en place, l’enjeu est d’obtenir une majorité parlementaire solide afin de mettre en œuvre les réformes structurelles promises lors de la campagne présidentielle. Pour les formations politiques, il s’agit de redessiner la carte de la représentativité locale et nationale après plusieurs années de transition.

Les conseillers communaux, dont le mandat est au cœur de la gouvernance de proximité, auront la lourde tâche de piloter le développement local dans un contexte où la décentralisation financière devient une priorité pour booster l’économie des régions.

La DGE et les défis de l’organisation

La Direction Générale des Élections (DGE), sous la supervision de Mme Djenabou Touré, est à pied d’œuvre pour garantir la transparence du processus. Les kits électoraux, financés à hauteur de 35 millions de dollars, sont en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire.

« La réussite du 24 mai repose sur la fiabilité du fichier et l’efficacité de la remontée des résultats. Nous ne ménageons aucun effort pour que chaque voix compte », confiait récemment une source proche de l’organe technique.

Toutefois, des questions subsistent sur le découpage électoral et l’accès équitable des partis aux médias publics pendant la campagne officielle qui débutera fin avril.

Impact économique : La quête de stabilité

Pour Guinée Eco, l’aspect crucial reste le climat des affaires. Les investisseurs, locaux comme étrangers, scrutent la paix sociale. Historiquement, les périodes électorales en Guinée sont synonymes de ralentissement économique par précaution.

Secteur Minier : Les grands projets, notamment Simandou, nécessitent un cadre législatif stable et une Assemblée nationale capable de ratifier des conventions de long terme.

Investissements Directs Étrangers (IDE) : Un scrutin apaisé enverrait un signal fort aux bailleurs de fonds (BAD, Banque Mondiale) pour le financement des infrastructures.

Marché Local : La consommation intérieure pourrait bénéficier des dépenses liées à la campagne, mais la crainte de tensions post-électorales pèse sur les stocks des commerçants.

Ce qu’il faut surveiller d’ici le 24 mai

Le déploiement des observateurs internationaux et le dialogue entre les acteurs politiques seront les baromètres de la température sociopolitique. Le gouvernement a réitéré sa volonté de garantir la sécurité des personnes et des biens, une condition sine qua non pour que le scrutin ne devienne pas un frein à la croissance prévue à 5,2 % pour l’année 2026.

Focus de Guinée Eco

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