PLFR 2026 : la Ministre Mariama Ciré Sylla défend un budget « à visage humain » axé sur le pouvoir d’achat et les investissements

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(Guinée Eco) – Le samedi 24 octobre 2026, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mme Mariama Ciré Sylla, était devant les députés de l’Assemblée nationale pour présenter le Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026. Un budget de combat et d’impact, placé sous le signe de la croissance forte, de la protection du pouvoir d’achat et du développement des territoires.

Une croissance robuste au service des populations

La Guinée affiche une dynamique macroéconomique des plus enviables. Après des taux de croissance de 5,4 % en 2024 et de 7,1 % en 2025, l’économie nationale devrait bondir à 8,6 % en 2026. Cette embellie est principalement tirée par le secteur minier, le mégaprojet Simandou et des investissements structurants d’envergure, à l’image des Investissements Directs Étrangers (IDE) estimés à 7,8 milliards de dollars pour la seule année 2025.

Pour Mme la Ministre, le défi majeur est désormais qualitatif : transformer cette performance macroéconomique en retombées concrètes pour le citoyen guinéen à travers la création d’emplois durables, l’essor des entreprises locales et l’amélioration tangible des conditions de vie.

Un bouclier budgétaire de près de 5 500 milliards GNF pour contenir la vie chère

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, l’inflation importée et la volatilité des marchés énergétiques, le Gouvernement a fait le choix fort de préserver les ménages et le tissu productif.

L’État maintient ainsi le prix des produits pétroliers à 12 000 GNF le litre, soutenu par un effort budgétaire global colossal de 5 489,7 milliards GNF (soit près de 10 % des recettes fiscales prévues). Cette enveloppe se compose de 4 576,7 milliards de recettes auxquelles l’État renonce et de 913 milliards de provisions dédiées au mécanisme de stabilisation des prix.

Des finances publiques rigoureuses et des ressources en hausse

Recettes fiscales : En progression de +8 %, avec une pression fiscale projetée à 14,2 % du PIB (contre 12,9 % initialement).

Recettes liquides : Déjà 44 225,37 milliards GNF mobilisés au 15 octobre 2026, soit 85 % des prévisions annuelles.

Déficit budgétaire : Rigoureusement maîtrisé et ramené à 2,01 % du PIB, contre 2,07 % dans les prévisions initiales.

Santé, éducation et développement local : l’impact au cœur des priorités

Le PLFR 2026 traduit la volonté politique de rapprocher l’action publique des citoyens. Dans la continuité des initiatives de la LFI, les crédits allouent des moyens concrets :

Santé : Soutien au fonctionnement de 455 centres et 2 514 postes de santé, opérationnalisation des centres d’hémodialyse, renforcement des plateaux techniques des hôpitaux régionaux et sécurisation de l’approvisionnement en vaccins et médicaments.

Éducation et Fonction Publique : Revalorisation des primes et indemnités du personnel enseignant et prise en charge sanitaire renforcée pour les fonctionnaires atteints de maladies graves.

Proximité rurale : Financement de 1 600 points d’eau à l’intérieur du pays, hausse de près de 50 % des crédits de fonctionnement des sous-préfectures et augmentation de 110 % des transferts financiers aux communes rurales, complétés par l’acquisition continue de bus pour les transports publics.

Confiance des partenaires internationaux et vision du Programme Simandou 2040

Cette rigueur budgétaire et cette vision stratégique séduisent les bailleurs de fonds internationaux. En août 2026, un accord au niveau des services du FMI a été scellé pour un programme économique et financier de 41 mois, adossé à un financement envisagé d’environ 425 millions de dollars. Des discussions avancées avec la Banque mondiale et la BAD permettront également de sécuriser de nouveaux appuis budgétaires pour accompagner les réformes structurelles.

Abordant le Programme Simandou 2040, Mme Mariama Ciré Sylla a martelé que le succès de ce chantier historique « ne se mesurera pas uniquement à la quantité de minerai exportée, mais à ses effets concrets » : infrastructures modernes, compétitivité des entreprises guinéennes et développement équilibré des territoires.

Le Parlement en ordre de marche

Marquant « une première » historique sous l’Assemblée nationale de la Cinquème République, ce grand oral a été salué par le Président de l’institution, l’honorable Dansa Kourouma, qui a loué « la qualité des argumentaires et des hypothèses » présentées par la Ministre. Il a exhorté les députés à faire preuve de rigueur et de célérité.

Le président de la Commission des Finances, Hamidou Camara, a dévoilé le chronogramme d’examen du texte, qui s’étendra du 24 octobre au 7 novembre 2026. Les travaux en commissions du volet recettes débuteront dès le lundi prochain à l’Hémicycle.

En guise de conclusion, rappelant la vision impulsée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et coordonnée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, la Ministre a réaffirmé la boussole de l’exécutif : « Protéger aujourd’hui, investir pour demain, et bâtir une prospérité partagée ».

La Rédaction de Guinée Eco

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