RAF 2026 : le Président de la BIDC milite pour un renforcement du financement régional ouest-africain

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(Guinée Eco) – S’exprimant lors de la session de haut niveau du Rebranding Africa Forum (RAF) 2026 à Bruxelles, le Dr George Agyekum Donkor, Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), a appelé à une mobilisation accrue des capitaux publics et privés pour accélérer la transformation structurelle et l’intégration de la sous-région.

Intervenant sur la thématique « Construire l’Afrique de l’Ouest de demain : financer le capital humain, la prospérité et l’intégration régionale », le dirigeant de l’institution financière de la CEDEAO a dressé un diagnostic clair des besoins prioritaires et des leviers à actionner pour transformer le potentiel économique ouest-africain en résultats concrets.

Des leviers stratégiques inscrits dans la Stratégie GRO 2026-2030

Pour le Dr Donkor, le basculement vers une Afrique de l’Ouest émergente et résiliente repose sur cinq piliers fondamentaux :

  • L’accès à une énergie fiable et abordable ;
  • La modernisation des réseaux de transport inter-États ;
  • Le renforcement des infrastructures numériques ;
  • L’accélération du tissu industriel local ;
  • L’investissement massif dans le capital humain (éducation, santé, formation).

Ces orientations opérationnelles constituent la colonne vertébrale de la Stratégie GRO (Croissance, Résilience et Optimisation) 2026-2030 adoptée par la BIDC, visant à privilégier la durabilité des investissements et l’intégration économique régionale.

Financement du développement : lever les goulots d’étranglement

Le Président de la BIDC a également identifié les obstacles majeurs qui continuent de ralentir l’attractivité financière de la sous-région, notamment l’insuffisance des ressources à long terme, la forte perception du risque pays et la rareté des projets dits « bancables ».

Afin de contourner ces freins, la BIDC entend intensifier son rôle de catalyseur à travers :

  1. La structuration de projets d’infrastructure à fort impact ;
  2. Le dérisquage des investissements pour rassurer les capital-risqueurs ;
  3. Le déploiement de mécanismes de financement innovants et de partenariats public-privé (PPP).

« L’Afrique de l’Ouest de demain ne se construira pas uniquement sur l’ambition. Elle sera bâtie grâce à des investissements stratégiques dans le capital humain, les infrastructures et l’intégration régionale », a martelé le Dr George Agyekum Donkor.

Plus de 6 milliards de dollars déjà engagés dans la sous-région

À ce jour, le bilan des interventions de l’institution basée à Lomé s’élève à plus de 6 milliards de dollars américains, injectés dans plus de 330 projets à travers les 15 États membres de la CEDEAO. Ces allocations financières couvrent aussi bien le secteur public que privé dans des domaines critiques tels que les réseaux d’eau, l’énergie, l’agriculture, l’industrie et les services financiers.

En conclusion de son intervention bruxelloise, le patron de la BIDC a lancé un appel solennel aux gouvernements de la région, aux bailleurs de fonds institutionnels et aux acteurs du secteur privé pour sceller des alliances financières durables face aux défis économiques actuels.

À propos de la BIDC

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’institution de financement du développement des 15 États de l’Afrique de l’Ouest. Basée à Lomé (Togo), elle intervient via des prêts à court, moyen et long termes, des prises de participation et des lignes de crédit au service des secteurs public et privé.

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