Responsabilité sociétale des entreprises en Afrique : quand la Chine s’engagera dans Doing Good In Africa…(Par Thierry Téné)

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(Guinée Eco)-Dans une Afrique désormais au cœur de toutes les convoitises, l’Occident mise sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) pour se positionner par rapport à la Chine. Parmi les Partenaires Techniques et Financiers de l’Afrique (PTF), l’Union Européenne (UE) est actuellement celui qui compte beaucoup sur la RSE pour contrer la concurrence féroce de la Chine en Afrique.

En tant que partie prenante importante de la RSE en Afrique francophone notamment, ce n’est pas un hasard si nous sommes régulièrement interpellées sur la RSE des entreprises chinoises en Afrique.  Nos interlocuteurs.trices partent du postulat que les entreprises chinoises font mal en Afrique alors que celles occidentales font bien.

Ce qui reste à démontrer.

A part quelques pratiques non responsables des entreprises chinoises en Afrique qui ont d’ailleurs un fort écho médiatique en Occident, il n’y a pas d’élément permettant d’affirmer que les pratiques RSE des entreprises occidentales sont meilleures que celles chinoises.

Dans une Afrique, où l’absence de transparence est la norme, où on peut facilement contourner les lois sans trop s’inquiéter et où le rapport de force entre les parties prenantes est largement en faveur des entreprises, les sociétés chinoises et occidentales présentent sur le continent ne font pas de la RSE un enjeu prioritaire de leur stratégie.

A cause de la pression législative de l’UE et des exigences des investisseurs, on note tout de même un intérêt plus marqué des entreprises européennes pour la Responsabilité Sociétale mais on encore très loin de la transformation des modèles et pratiques d’affaires au regard des exigences de durabilité.

Les entreprises occidentales en Afrique sont encore dans la philanthropie et le green social washing

A l’exception de quelques entreprises exemplaires, les sociétés occidentales et européennes notamment sont comme les entreprises chinoises, peu transparentes sur la composition de leur instance de gouvernance, n’ont pas réalisé de diagnostic RSE et par ricochet n’ont pas de politique dans ce sens, ne publient pas de rapport RSE et ne font pas de la RSE une priorité lors des prises de décisions stratégiques.

Et même pour celles qui s’engagent dans la RSE, il est très difficile de démontrer que la RSE est réellement intégrée dans leurs processus. Leurs engagements RSE se limitant souvent à des actions philanthropiques sur lesquelles, elles communiquent énormément.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles, les entreprises occidentales sont les championnes du green social washing en Afrique. Ces sociétés, souvent filiales de multinationales, sont conscientes de l’intérêt de la RSE pour leur Groupe, des exigences RSE de leur pays d’origine et des attentes de leurs parties prenantes.

Elles y répondent par l’affichage et une communication excessive où elles s’auto-déclarent responsables alors que la réalité de leurs pratiques est parfois très loin de la RSE.

Au moins sur ce point, on ne peut pas reprocher aux entreprises chinoises de faire du green social washing.

A force de trop critiquer le positionnement non RSE de Pékin et les pratiques non responsables des entreprises chinoises en Afrique sans s’assurer de l’exemplarité de ses propres entreprises, l’Occident et surtout l’Europe risque de se faire doubler sur la RSE en Afrique.

Il ne faut pas trop sous-estimer la capacité d’adaptation et de retournement de situation des Chinois si leurs intérêts en Afrique étaient fortement menacés par l’absence d’implémentation de la RSE.

Lors d’une discussion récente avec un diplomate Français, il nous expliquait comment pendant des négociations sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’ONU, Pékin avait longtemps été opposé aux ODD notamment l’ODD 16 sur la paix, la justice et les institutions efficaces. Mais dès que la Chine a noté le fort intérêt des autres nations et surtout des pays africains pour les ODD, elle est devenue l’un des plus grands défenseurs des ODD.

C’est exactement ce qui risque de se passer par rapport à la RSE en Afrique.

De plus, contrairement aux entreprises occidentales et notamment européennes, les entreprises chinoises ont une très forte capacité à suivre en très peu de temps les recommandations de leur Gouvernement et à les implémenter avec une certaine efficacité.

Et si Pékin décidait demain de s’engager dans Doing Good In Africa (DGIA) et d’être le leader de la RSE en Afrique ?

En matière de RSE et durabilité en Afrique, si on est exemplaire, il faut désormais le démontrer en intégrant la plateforme DGIA et en obtenant le label Doing Good In Africa qui est à date le plus rigoureux, le plus exigeant et le plus transparent car il s’appuie sur l’intégration de la RSE dans tous les processus de l’entreprise grâce à la digitalisation.

Pour obtenir un tel résultat, nous utilisons les composants d’un outil digital développé par un éditeur international des logiciels dont les solutions sont utilisées par plus de 2 000 entreprises dans le monde.

Nous avons également développé des plateformes digitales pour le label DGIA, les Objectifs de Développement Durable (ODD), la Gestion des risques ESG et le Devoir de Vigilance. Elles ont toutes la même finalité : Intégrer la durabilité dans les processus opérationnels des sociétés.

Les entreprises et les PTF qui souhaitent valoriser leurs engagements en matière de durabilité et de RSE en Afrique ont désormais le label Doing Good In Africa.

Quand la Chine s’engagera dans DGIA…

Thierry TÉNÉ

Associé et Directeur

Afrique RSE

Lauréat du prix spécial ISAR 2022 de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) dans la catégorie internationale

Co-fondateur de Doing Good In Africa (DGIA) :

https://doinggoodinafrica.com

Tel / Whatsapp :  +33 6 75 37 49 67

thierry.tene@ia-rse.com

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Editeur du magazine Dirigeantes

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